jeudi 29 octobre 2009

Petit topo tant attendu sur le collège

Ben voili je suis en Tunisie en tant que professeur de français en collège. Il s'agit d'un collège privé (mais peu cher), sous le direction de la prélature, mais qui accueille uniquement des enfants et des jeunes tunisiens, avec des professeurs arabes. C'est une grande structure qui regroupe de la dernière section de maternelle à la 9ème (équivalent des 3èmes). Les élèves sont de milieux hétérogènes avec un bon pourcentage de classe moyenne. Ceci est le cadre général rapidement brossé.
Comme tout le monde le sais je ne suis pas prof et encore moins de français (ici cette info est top secrète, je suis une prof expérimentée!).
Et bien ce n'est pas facile de devenir prof et je travaille comme une folle. Si je ne manque pas de livre et que je dispose d'une photocopieuse au collège, les moyens qui me manquent le plus, sont disciplinaires.
Pour développer en quelques mots: il ne me manque plus qu'une bagarre éclate en classe, pour que j'écrive un livre, puis un scénario et que je reçoive tous les prix au prochain festival de Cannes. Car mieux que "entre les murs", plus fort que l'esquive". Je vous présente "le collège tunisien !"
Mon statut d'étrangère européenne, quoique fièrement recherché par les parents d'élèves, ne me vaut peu de droit au respect de la part de mes jeunes ados de 8ème années (de 13 à 14 ans), ou qui sans aller jusque là considèrent tout de même le cours de français comme un espace de liberté, prolongation de la récréation et remplaçant tous les lieux inexistants pour la rencontre, l'amusement et la révolte.
Bref un beau défi, très usant mentalement qui relève certains jours du combat, mais qui donne envie de leur donner envie.

La ballade continue !

En direction de hammamet.............
C'est l'occasion de tester le louage (mini bus ou plutôt voiture à 9 places), qui se remplie au fur et à mesure et qui part vers la destination qu'une fois plein. Ils sont également connus pour leur conduite sportive et rapide.

Un petit tout dans l'eau, encore hyper chaude pour une mi octobre. Pas de maillot alors baignade en habits, mais je suis sûre que vous n'êtes pas surpris.






Hammamet vieille ville ou médina (et non hammamet nouvelle, chef lieu des clubs meds), petite fortification dite de Barberousse et vieille médina, où s'étallent céramiques et autres artisanats et oeuvres d'arts.












Sur le route vers Hammet....







Je vous enmène en voyage........

Bienvenue au café des délices !
Flânerie, soleil et jus de fruit à tomber par terre, Sidi Bou Saïd est le petit paradis qui jouxte la métropole tunisienne.

Au bord du lac de Tunis, Sidi Bou est construite à flanc de colline. Chaque maison peut ainsi profiter d'une vue magnifique et d'un ensoleillement sans pareil, dans une ambiance paisible de petite village privilégié.










dimanche 4 octobre 2009

Une belle rencontre




Je raconte, je raconte , pressée de rattraper mon retard mais j'en oublie l'essentiel.


A trop raconter je ne vous ai pas présenté la belle Rencontre. Celle que tout voyageur attend, celle que tout curieux souhaite, celle que tout étranger rêve.

La première approche et rencontre fût initiée par les précédentes coopérantes et sa passation fût pour nous le plus beau cadeau d'accueil.
Il s'agit d'un personnage si grand et particulier qu'il nous est déjà précieux!!

Elyes!!

Elyes grand enfant de la médina, muezzin soufiste de la mosquée Zitouna, guide, hôte, ami..........
Elyes est un amoureux des rencontres et du genre humain dans toute sa simplicité et son humilité. Éternel souriant, fortement tunisien et gardien de la culture tunisienne, il est également un grand curieux, ouvert aux autres et respectueux des différences. Cet enfant de la médina d'où il n'est jamais quasiment sorti connaît tous les étrangers de la ville.
C'est ainsi qu'il nous a adopté.
Avec lui la médina n'a plus de secret. Il nous invite à partager des moments de la vie tunisienne qui nous seraient interdits habituellement: s'installer à un café des quartiers populaires pour y siroter un thé, fumer la chicha, parler de religion, des rapports homme- femme, de la vie de famille........
Il nous initie aux prix réel des objets, à la prononciation arabe, aux chants soufistes.
Bref il nous fait sentir un peu moins touristes ou expats et surtout étrangères acceptées!
Quand les regards nous gênent, quand nous retenons notre comportement, nos gestes, il nous invite à rester être naturelles , nous mêmes, libres hors des "conventions" tunisiano-musulmanes".

Elyes est notre génie sorti de la lampe magique, qui réalise nos désir de rencontre et de découverte.


vendredi 2 octobre 2009

La fin du ramadan: l'Aïd El Fitr






La Lune a enfin parlé, l'Aïd el Fitr aura lieu dimanche. Elyes nous a invité à venir le rejoindre à 6h30 du matin pour assister à un défilé.
Nous y sommes, à l'heure, faussement réveillées et curieuses de savoir ce qui nous attend. Sur un des côtés de la mosquée sont réunis muezzin, iman, grand moufti, vêtus de leur coiffe et costume traditionnel. Ils se saluent et semblent s'appréter à entrer en action.
Mis à part eux et nous la rue est déserte. Nous devons être les seules étrangères à savoir que quelque chose se trame, tandis que les tunisiens sont déjà à l'interieur de la mosquée.
Honnorée d'assister à cet évènement religieux, je me sens tout de même un peu de trop et n'ose pas sortir l'appareil photo (pour un temps seulement).
Aprés une petite attente et la présence de journalistes tunisiens, la petite troupe se met en action. Ils se regroupent et entonnent un chant religieux à plusieur voix. Puis tout en chantant commence alors une procession qui fera le tour de la mosquée au travers des souks avant de rentrer à l'interieur de celle-ci.

Petit instant d'émotion.....

Un quotidien au rythme du Ramadan







Tunis nous accueille en pleine période du Ramadam! N'y a-t-il rienn de mieux pour se plonger dans la culture tuniso-musulmane?

Nous vivons en plein coeur de la médina, à deux pas de la grande mosquée, Djamaa ez-zitouna, au milieu des souks. Et Justement pendant le Ramadan la vie se concentre en partie dans ces quartiers phares. Les commerces sont ouverts aux premières heures du jour et ferment exceptionnellement tard dans la nuit. Tous sont excités et fatigués à l'approche de l'Aïd, les souks et les commerces de nourritures ne désemplissent pas. Le jeûne semble omniprésent dans les esprits et pourtant tous ne parlent que de nourriture: "bon appétit" est l'expression la plus utilisée.

Chauffeurs de taxis, commerçants nous demandent si nous faisons le jeûne et au quel cas ils nous invitent à le pratiquer au moins une journée et au mieux jusqu'à l'Aïd.

Le rupture du jeûne est un moment particulier. Les souks se vident, un espace-temps de calme et de désert se crée dans les rues, quand tout s'agite dans les chaumières.
Elyes nous offrit la possibilité de partager ce moment familial, en nous invitant chez sa tante à l'occasion du dîner de la rupture.
Au menu, soupe, bricks, couscous de poisson (plat traditionnel tunisien), de nouveau du poisson accompagné de frites et en désert des fruits. Le tout en portions plus que correcte.
J'ai cru que j'allais éclater !!!!!!! mon ventre venait de tripler de volume.

Chahiya -tayyiba !!
(Bon appétit)